La Partouze Musicale

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dimanche 22 novembre 2020

La Partouze Musicale #71 (2020/47)

Par un de ces cocasses hasards qui font le charme de l'existence (!), j'ai à nouveau découvert cette semaine un artiste dont je n'avais jusqu'ici jamais entendu parler, grâce à une série télé(1) - comme Alabama Shakes la semaine dernière - et il se trouve qu'il est d'origine ghanéenne - comme Nana Adjoa la semaine précédente - c'est fou, non ?! ;-)

Moses Sumney a déjà deux albums(2) à son actif, le second "grae" est sorti en mai dernier et le premier "Aromantiscism" date de septembre 2017. Vous en trouverez une critique (en anglais(3)) sur le site de Pitchfork, mais aussi (en français) sur celui des Oreilles Curieuses(4). C'est un bel album dont la ligne directrice est bien résumée par son titre, à savoir l'incapacité, la difficulté ou tout simplement la paresse à répondre aux sentiments qui nous sont exprimés ou à l'amour que nous recevons...
Je n'ai pas grand chose de plus à vous en dire puisque je découvre (!) mais ça tombe bien car cette semaine j'ai une grosse flemme, comme d'habitude diront les médisants... ;-)

J'ai flashé sur la chanson "Lonely World" (et l'étonnante voix de Moses Sumney !) dès que je l'ai entendue. En plus elle illustre une très belle scène dont je ne vous dirai rien si ce n'est qu'il s'agit d'une partouze musicale (mais pas que...) entre travestis noirs dans l'Amérique des années 50, bref tout ce dont La Partouze Musicale raffole ! :-D

"Lonely World", un bien beau titre pour décrire notre monde depuis quelque mois... mais nous savons tous que même seul il est possible de partouzer (au moins musicalement !(5)) et qu'après la pluie vient le soleil ! 8-)
Bonne partouze à tous :-)

Spéciale dédicace à tous les partouzeurs solitaires.

(1) Pour les petits curieux, il s'agit de "Lovecraft Country" dont je ne saurais déjà dire si je vous la recommande ou pas... ;-)

(2) À La Partouze Musicale on veille à ne pas employer le terme opus à tort et à travers car les petits Mozart ne courent pas les rues... ;-)

(3) Pas évidente à traduire, je me suis donc abstenu de la piller ! ;-)

(4) Comme je vous soupçonne d'être encore plus paresseux que moi (!), je pense finalement que je ne risque pas grand-chose à vous révéler certaines de mes sources... ;-)

(5) Mais pas que... ;-)

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Moses_Sumney_-_Aromanticism

dimanche 15 novembre 2020

La Partouze Musicale #70 (2020/46)

J'ignorais tout de la musique du groupe Alabama Shakes avant de regarder la deuxième saison de la série britannique "Fleabag". Il faut dire que la présence du mot Alabama dans un titre de disque ou un nom de groupe ne suscite pas chez moi une attirance particulière, bien au contraire... que voulez-vous, chacun ses préjugés ridicules ! ;-)

"Fleabag" est plus qu'une série télé destinée à se vider la tête après une (rude) journée de (télé)travail. C'est une œuvre véritable, porteuse d'une vision du monde et de l'existence ; une œuvre qui m'a touché et même vraiment ému par moments. Je ne saurais trop vous recommander de regarder ses deux saisons qui forment un tout s'achevant en apothéose.

"Fleabag" (littéralement "sac à puces") c'est le surnom du personnage incarné par la formidable Phoebe Waller-Bridge, créatrice et scénariste de la série. C'est une femme trentenaire, célibataire, sans enfant, vivant à Londres et propriétaire d'un café qu'elle tente de faire marcher seule depuis la mort accidentelle de sa meilleure amie et partenaire en affaires. Pleine de dérision et de lucidité, elle n'hésite pas à briser le quatrième mur pour faire partager au spectateur le fond de sa pensée sur son entourage, qu'il s'agisse de sa sœur ou de son père qui s'est mis en couple avec la marraine de ses filles peu après la mort de sa femme(1).

Sur la page Wikipédia francophone qui lui est consacrée, "Fleabag" est qualifiée de comédie alors que la page anglophone parle de tragicomédie. Pour ma part je pense qu'il s'agit plutôt d'une véritable tragédie... infusée d'humour (très) noir. Avec "Fleabag", Phoebe Waller-Bridge nous dit que la vie n'est pas facile, qu'elle est même carrément merdique par moments et qu'à la fin on meurt(2)... mais qu'on peut tout à fait en rire et que c'est même le mieux que nous ayons à faire !

J'ai été bouleversé par la dernière scène et la poignante chanson qui l'illustre n'y est pas pour rien. Il s'agit de "This Feeling", publiée sur l'excellent album "Sound & Color" du groupe Alabama Shakes en 2015. Grâce à "Fleabag" j'ai donc découvert deux artistes extraordinaires, Phoebe Waller-Bridge et Brittany Howard (putain quelle voix !) dont je vous recommande chaudement le premier album solo, "Jaime" (2019).

Spéciale dédicace à l'amie Marion dont c'était l'anniversaire hier ainsi qu'à l'ami Ali dont c'est l'anniversaire aujourd'hui même.
Bonne Partouze Joyeux Anniversaire les amis ! :-D

(1) Comme d'hab' je vous ai largement recopié le synopsis trouvé sur Wikipédia... c'est pas avec l'âge que je vais devenir moins fainéant ! ;-)

(2) Rassurez-vous, je ne vous ai rien divulgaché sur la série... ni sur la vie d'ailleurs ! ;-)

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Alabama_Shakes_-_Sound_and_Color

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